D'autres nouvelles d'Allemagne...

>... c'est assez incroyable, je viens encore de trouver une invention
> pour résoudre un problème sur lequel planchait du monde depuis pas mal
> de temps, je n'étais pas au courant.
>
> Le responsable de division, une autre que celle où je travaille, s'est
> rappelé de moi, m'a exposé le problème, en 1 heure j'ai trouvé une
> solution dont je pense qu'elle a 90% de chances de réussir, et serait
> très certainement brevetable, vu les subtilités que j’ai imaginées par
> rapport aux brevets existants, en fait une approche radicalement différente.
>
> Le produit en question est l'un des produits phares de la société, un
> blockbuster, donc possible forte récompense pour l'inventeur, sur ce
> coup je suis l'unique inventeur s'il n'y a pas « continuation in part »
> possible.
>
> C'est tout de même bête que tout ça ne profite à pas à une entreprise
> française, alors que c'est en France que j'ai suivi mes études et ait
> réalisé la plus grande partie de mon expérience.
>
> En Allemagne, le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils voient vite ce qui
> leur rapporte, ils sont ouverts d'esprit, fonctionnent très en
> compétences croisées sans que la position hiérarchique ne s'impose
> lourdement. De plus, ils récompensent très bien quand les résultats sont
> là. Comme on dit, par rapport à la France, " Y a pas photo !".
>
> Mais bon, je n'insiste pas, vous connaissez aussi bien que moi le
> problème idiosyncrasique de l'innovation française envisagée selon le
> grand patronat, et même petit, maître des Forges façon XIX ème siècle.
> Siècle qui avait son charme, mais nous n'y sommes plus, enfin je crois,
> puisque j'ai cru comprendre que nous étions à l'ère de l'information et
> accessoirement de l'innovation.
>
> Il serait temps aussi que les chercheurs du public sortent de leur tour
> d’ivoire au sujet de la propriété intellectuelle et comprennent que
> l’économie française dépend aussi de leur implication dans les
> propositions de l’AIS. Une économie française innovante ce sont des
> financements aussi pour les labos publics via les partenariats de
> recherche, leurs brevets et puis aussi des entreprises privées
> performantes qui rapportent des impôts au gouvernement pour financer les
> labos publics, entre autres.
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