Comment le Président Franklin D. ROOSEVELT a sorti les USA de la Crise économique de 1929

Le New Deal de Roosevelt en 1932

 

Le PS est au pouvoir depuis 2 ans et  9 mois; dans un premier temps, pendant plus de 2 ans, il augmente massivement les impôts et taxes existants et créé d’innombrables nouvelles taxes, frappant toutes les catégories de la population françaid'se, accélérant le départ en exil des plus riches, aggravant le sort des classes moyennes/moyennes sup' (pour un ménage d'un homme et d'une femme salariés, entre 3000 € et 7000 € de revenu net par mois) et des plus pauvres ( moins de 1200 € nets/ mois), qui ne peuvent fuir l’oppression fiscale en s’exilant.

Tout cela dans l’incompréhension générale puisque le but n°1 proclamé de François HOLLANDE est d’enrayer puis de diminuer le chômage massif: 5,5 millions de chômeurs soit 20% de la population en âge de travailler !

Personne ne comprend comment cet objectif pourrait être atteint en réduisant continuellement par l’impôt le pouvoir d’achat des Français. En effet la consommation des ménages, dépendant directement de leur pouvoir d’achat, est le moteur principal qui commande le niveau d’activité des entreprises, donc de l’emploi.

Dès lors si l’Etat réduit le pouvoir d’achat des ménages par des ponctions fiscales supplémentaires sans limites, on ne voit pas comment le niveau d’activité des entreprises et donc les créations d’emplois pourraient augmenter !

Et ce n'est pas la baisse momentanée du prix des carburants qui peut compenser la hausse ininterrompue des impôts et taxes et relancer le moteur de la consommation en panne !  Cette baisse éphémère (quelques mois) semble  du reste toucher à sa fin : à la mi- février 2015  les prix à la pompe ont remonté de 10 centimes pour atteindre 1,18 €/ litre de gazole.Encore 11 centimes et ils auront retrouvé leur niveau de 2014.

On objectera que le gouvernement PS et F. HOLLANDE poursuivent  le déversement aveugle de tombereaux de milliards d’euros sur les entreprises,  qui s'était envolé sous SARKOZY avec le CIR passé de 1 Mds€ en 2003  à… 6 Mds€ en 2012,  puis par le « pacte de compétitivité » de janvier 2014 et le CICE (en théorie 20 Mds€ pour les entreprises  sur 5 ans)..

Mais alors pourquoi ces aides financières massives payées par les contribuables/ consommateurs ne donnent elles pas les résultats escomptés à savoir l’embauche « pérenne » de centaines de milliers de salariés ???

Officiellement dans les hautes sphères dirigeantes  de l’Etat, personne ne peut l’expliquer…Constat inquiétant !.. ;car il existe forcément une explication… mais dans les sphères gouvernementales veut-on réellement connaître - ou divulguer - la vérité ?...

La réalité la plus probable (mais politiquement peu correcte, ce qui explique la gêne officielle…)  est sans doute la suivante : ces milliards profitent à 65/70% aux grandes entreprises du CAC 40 et à leurs filiales, alors qu’elles n’en ont  pas réellement besoin pour lancer et exécuter leurs programmes de recherche & développement, déjà financés en grande partie par l’Etat.

Les 30% restants profitent aux PME. S’en servent-elles pour accroitre leurs efforts de recherche et pour créer des emplois ?...On l'espère. L’Etat n’impose aucun contrôle de l’usage fait de ces sommes a posteriori, qui ne peut donc être déterminé qu'en cas de contrôle fiscal…Enfin les statistiques du chômage ne font guère apparaître  de hausses sensibles de l’emploi dans les PME bénéficiaires..

De ce fait, et en raison de l’absence de tout contrôle par l’Etat de l’utilisation effective des énormes fonds versés, ceux- ci peuvent servir, au moins dans les grandes entreprises et groupes du CAC 40, au moins en partie à grossir les dividendes versés chaque année aux actionnaires et grands dirigeants de ces entreprises…qui reçoivent des chèques en blancs de milliards d’euros… Ainsi s’expliquerait que malgré la « crise » endémique qui sévit depuis le printemps 2008 – 7 ans !! – les dividendes (et les salaires, bonus, prime de bienvenue, prime de départ etc … des P.-DG) versés aux dirigeants et actionnaires du CAC 40 augmentent de 30 à 40% chaque année alors que ces mêmes entreprises licencient  des milliers de salariés !

Dans toutes ces entreprises qui licencient, ferment des usines... on ne peut pas prétendre que les milliards du CIR les ont aidées à créer des emplois... à l'étranger peut- être, dans les PVD à bas coût de main-d'oeuvre ?

En même temps, les revenus annuels octroyés aux grands patrons du CAC 40 varient entre 1,5 M€ et 10 M€ (5 fois le salaire d’un commandant de bord d’AIR FRANCE)! Ce système va même jusqu'à octroyer aux nouveaux dirigeants des "primes de bienvenue" obscènes de 500 000 € avant qu'ils aient levé le petit doigt une fois embauchés ! Des consultants complaisant expliquent dans les medias que cette pratique n'a rien d'anormal, "car en quittant leurs emplois précédents ils perdent de l'argent, des bonus etc...!"..le Mais s'ils perdent de l'argent en quittant leurs emplois pour de nouveaux, pourquoi le font- ils ?

Dans la vie il faut faire des choix ! Ces messieurs veulent le beurre,  l'argent du beurre et la crémière avec !"

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En 1932 le Président américain ROOSEVELT face à la Grande Dépression de 1929 se trouva confronté aux mêmes difficultés que les gouvernements français depuis 2008.

Voici comment il y fit face dans le domaine agricole :

(Extrait du livre d’Histoire Contemporaine Malet-Isaac de 1957) page 828 :

«  La nation succombait sous le poids des dettes. La mesure la plus urgente parut être à Roosevelt de provoquer la hausse des prix. Le producteur, vendant désormais plus cher, pourrait s’acquitter de ses dettes aussi facilement qu’avant la crise. Pour faire monter les prix, le gouvernement procéda à la dévaluation du dollar.

Les conséquences de la dévaluation furent multiples. D’une part, les produits agricoles, les matières premières, les actions cotées en Bourse doublèrent de valeur. D’autre part les Américains qui avaient thésaurisé pendant la période de baisse remirent en circulation leurs billets de banque ; préférant, maintenant que les prix montaient, stocker des marchandises plutôt que des banknotes.

Ils augmentèrent ainsi le volume de la monnaie en circulation et accélérèrent le mouvement de hausse des prix que la dévaluation avait amorcé.

Enfin le stock d’or ayant été réévalué et d’énormes crédits ainsi dégagés, l’Etat put, en les prenant sous sa direction, renflouer les banques et les entreprises privées.

La réforme monétaire s’accompagna d’une réforme agraire. L’agriculture succombait aux dettes hypothécaires et aux à la surproduction. La loi d’Aide à la réadaptation agricole (mai 1933) abaissa le taux des dettes, consentit aux fermiers de larges crédits, facilita aux tenanciers l’accès à la propriété,, limita sévèrement la production pour raréfier les produits agricoles et en faire hausser les prix au plus grand bénéfice des cultivateurs : des millions d’hectares de terres cultivables furent remis en jachère, les surfaces emblavées furent réduites, - la diminution de la production porta principalement sur le coton, le tabac, la viande de porc, le blé –

Le revenu de l’agriculteur américain augmenta. ”

Si une telle Nouvelle Politique Agricole était mise en œuvre en France, ce ne sont pas les agriculteurs et producteurs de fruits et légumes, de porcs en surproduction et qui par leurs déjections polluent les nappes phréatiques qui s’en plaindraient…

La Réorganisation industrielle du New Deal fera l’objet d’une Note ultérieure.

N’y a-t-il pas là une mine d’idées pour nos dirigeants et ministres, incapables de trouver des solutions à la crise qui détruit l’économie nationale ? Qui pataugent lamentablement, confirmant la nullité économique de la Gauche technocratique bavarde mais incapable de résultats, énarchiste, utopiste, niaise, prétentieuse ?.

23 février 2015