Rémunérations des dirigeants : le gouvernement pourrait légiférer

 

Après le scandale de la retraite- chapeau  cachée de 300 000 euros par an de l’ex- P.-DG d’un grand groupe automobile français qu’il avait dirigé pendant moins de 4 ans, nouveau scandale avec le patron d’Alcatel-Lucent, qui a procédé à 10 000 licenciements en 2 ans et part avec 14 millions d’euros…

Si le patronat n'est pas capable de faire son autodiscipline, alors il y aura certainement des interventions plus fortes." Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a laissé entendre, mardi 1er septembre sur RTL, que le gouvernement pourrait légiférer sur les rémunérations des dirigeants d'entreprises privées. Cette déclaration intervient après les réactions outrées devant la rémunération du patron d'Alcatel-Lucent. "A part Les Républicains, toutes les formations politiques sont choquées de ces exagérations et de ces auto-valorisations", a souligné le secrétaire d'Etat.

Les réactions à la rémunération du patron d'Alcatel-Lucent se sont multipliées lundi, y compris au sein du patronat. Le patron d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, a néanmoins campé sur ses positions. Il a défendu ses primes et son bilan à la veille de son départ de l'équipementier en télécoms. Michel Combes, qui quittera son poste mardi, pour prendre la présidence du conseil d'administration de l'opérateur Numericable-SFR, va en effet recevoir comme l'a révélé le Journal du Dimanche, 4,5 millions d'actions d'Alcatel-Lucent sur trois ans. Soit l'équivalent de 13,7 millions d'euros au cours actuel.

"C'est moralement inacceptable", selon Le Guen

Le patronat "nous demande de ne pas intervenir au plan législatif et ils sont incapables de respecter leur propre code éthique", a regretté Jean-Marie Le Guen. Le secrétaire d'Etat a dénoncé une rémunération "moralement inacceptable".

En 2012, le gouvernement a pris un décret plafonnant à 450 000 euros annuels les rémunérations des mandataires sociaux dans les entreprises publiques. En 2013, le patronat français a décidé de soumettre au vote des actionnaires la rémunération des dirigeants d'entreprise, selon un nouveau code de bonnes pratiques présenté dimanche au quotidien Les Echos par le Medef et l'Afep (Association française des entreprises privées).

NB. Le vote des actionnaires rendu nécessaire en 2013 pour autoriser de nouvelles rémunérations de P.-DG n'a en rien mis fin aux abus scandaleux, comme on le constate depuis un certain temps...Le MEDEF et l’AFEP avaient déjà élaboré en 2011 avec Laurence PARISOT, à l’époque présidente du MEDEF, un nouveau Code de Bonnes Pratiques, qui lui non plus n’a jamais été respecté par les dirigeants …  qui par ailleurs s'opposent toujours avec un incroyable acharnement à toute rémunération supplémentaire d'invention pour leurs inventeurs salariés, traités avec un mépris total comme des serfs du Moyen-Age !...

Toutes ces soi-disant "bonnes résolutions éthiques" ne sont que de la poudre aux yeux.. Autant en emporte le vent !