Conséquence de la cession d'ALSTOM- Energie en 2015 à GENERAL ELECTRIC autorisée par E. MACRON : en 2017, à Grenoble, 345 emplois sur 800 d'ex- salariés d'ALSTOM supprimés...ainsi que les opposants à cette vente l'avaient annoncé !

Les ex ALSTOM félicitent et remercient leur bienfaiteur qui les met au chômage: le Président- Jupiter MACRON qui en 2014 a fait expulser du ministère de l'Economie Arnaud MONTEBOURG afin d'imposer sa volonté personnelle: faire vendre ALSTOM- Energie à GE, par son ancienne banque (2008- 2012) , la banque ROTHSCHILD  avec laquelle il a conservé des liens personnels étroits.

https://www.challenges.fr/economie/social/pourquoi-general-electric-compte-supprimer-345-emplois-a-grenoble_485305#comments

 

Extraits :

 

<<Le conglomérat industriel américain General Electric (GE) envisage de supprimer 345 des 800 postes dans l'usine de sa branche Hydro de Grenoble, suscitant mercredi 5 juillet de vives inquiétudes dans le berceau français de la houille blanche.

 

Mardi, le forum européen de l'ex-branche énergie d'Alstom -- rachetée en 2015 par GE après le feu vert donné par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie --, a été "informé de la fermeture" de l'activité fabrication de turbines hydrauliques à Grenoble, et "plus de 340 personnes verront leur poste supprimé", a indiqué dans un communiqué le Comité de groupe France de GE.

 

"Le chiffre de 345 postes apparaît noir sur blanc sur un document de la direction" remis au comité européen…>>

 

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 TGV_ALSTOM   lE nOUVEL OBS  version numérique 27/09/2017

 

TGV_ALSTOM

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PHOTO GETTY IMAGES. ISTOCKPHOTO

Alstom- Transport et Siemens vont former un groupe à 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Le français et l’allemand vont former, comme le souhaitent Paris et Berlin, un «Airbus du rail». Une opération qui fera de Siemens le vrai pilote du groupe.

Alstom fondu dans sa fusion avec Siemens

Siemens est sur le point de monter à bord des trains d’Alstom et, de toute évidence, le conglomérat de Munich ne se contentera pas d’une place en voiture passager : il veut prendre les commandes de cet «Airbus du rail» qui devrait naître du rapprochement des activités ferroviaires du français et de l’allemand, avec la bénédiction de Paris et Berlin. C’est en tout cas la crainte des syndicats d’Alstom, qui redoutent déjà des suppressions de postes. Et un nouvel angle d’attaque anti-Macron pour Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce une capitulation en rase campagne des ambitions industrielles françaises : «Après la vente de STX, Alstom et Alcatel-Lucent, les voilà décidés à vendre le TGV à Siemens», a ainsi tonné samedi le leader de La France insoumise, lors de son discours à République.

Ce scénario d’une fusion de ce qui reste d’Alstom (réduit au ferroviaire depuis la vente de sa branche énergie à l’américain General Electric en 2015) avec la division «Mobility» de Siemens a été officialisé vendredi, après plusieurs jours de rumeurs.«Aucune décision finale n’a été prise, les discussions sont en cours et aucun accord n’a été conclu», a fait savoir la direction du groupe. Mais ce deal franco-allemand, voulu par Emmanuel Macron et Angela Merckel, est plus que sur les rails : «C’est fait. Les deux parties en étaient ce week-end à discuter de la répartition des postes de direction entre Français et Allemands, et surtout des garanties sociales pour faire passer la pilule aux syndicats. Tout sera annoncé mardi», assurait samedi à Libération une source au fait du dossier. Un conseil d’administration d’Alstom est ainsi convoqué mardi au siège du groupe, à Saint-Ouen. Il devrait avaliser et détailler ce projet de fusion. Un comité de groupe européen d’Alstom devrait suivre le 5 octobre pour informer les partenaires sociaux. L’affaire a été rondement menée, Siemens étant conseillé par BNP Paribas, et Alstom, par la banque Rothschild, où Macron a été banquier d’affaires de 2008 à 2012…

Tour de table

Le nouvel ensemble Alstom-Siemens donnera naissance à un champion européen du ferroviaire, avec plus de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 60 000 salariés et une gamme de trains et de systèmes de signalisation allant du TGV français et de son équivalent allemand ICE aux trains régionaux, RER, métros et autres tramways. Sur le papier, le français et l’allemand pèsent à peu près la même chose : 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 32 000 salariés pour Alstom, contre 7,8 milliards et 27 000 employés pour Siemens Mobility. Mais le montage retenu pour rapprocher les deux entités fera mécaniquement de Siemens AG l’actionnaire de référence d’Alstom : en échange de l’apport de ses activités de construction et de signalisation ferroviaires valorisées à plus de 7 milliards, soit peu ou prou la capitalisation boursière d’Alstom, Siemens devrait obtenir près de 50 % du capital.

En face, la présence française dans le tour de table se réduirait à Bouygues : le groupe de BTP, qui était jusque là le premier actionnaire d’Alstom à hauteur de 28,3 %, verrait sa part diluée à environ 15 % avec l’arrivée du groupe allemand. L’Etat français, qui avait obtenu de Bouygues la possibilité de racheter jusqu’à 20 % de ses parts dans Alstom, exercera-t-il cette option qui arrive à échéance mi-octobre pour peser dans les décisions ? Rien n’est moins sûr, au moment où le gouvernement prépare un grand train de privatisations et cherche de l’argent partout. (…)>>

 

Observations.

La banque chargée de la fusion ALSTOM Transport- SIEMENS est la banque ROTHSCHILD, ex- employeur d’Emmanuel MACRON de 2008 à 2012, qui en devint rapidement associé….  Et qui sauf erreur n’a pas annoncé après son élection à la Présidence de la République qu’il se séparait de ses intérêts et de ses actions à la banque ROTHSCHILD… 

Egalement Macron a refusé de dévoiler ce qu’il avait fait des quelque 3,3 Millions d’euros qu’il a reconnu avoir engrangés chez ROTHSCHILD pour une cession d’entreprise… Où ont- ils été investis ? Secret d’Etat ! Qui génère de nombreuses supputations.Ils ne sont pas non plus mentionnés dans sa déclaration de patrimoine (accessible sur Internet) déposée avec son acte de candidature à la Présidence de la République en 2016.

S’il ne s’est pas séparé de ses actions et intérêts de la banque Rothschild en devenant  Président de la République le 8 mai 2017 afin de ne pas pouvoir être soupçonné de confusion d’intérêts avec la banque ROTHSCHILD chargée des ventes à l’étranger du groupe ALSTOM, le Président MACRON a-t-il perçu, oui ou non, pour son rôle décisif en faveur de ces ventes, des bonus rétrocédés par la banque ? Comme l’ex P.-DG d’ALSTOM Patrick KRON qui s’est fait octroyer par ALSTOM- Transport - à la grande colère des actionnaires d’ALSTOM,  4 Miliions € pour la cession calamiteuse du Pôle ENERGIE  à GENERAL ELECTRIC ?

 Peut- on expliquer pourquoi et par qui la banque choisie (officiellement) par ALSTOM pour négocier ces opérations a été à chaque fois celle  d’Emmanuel MACRON,  secrétaire général  de l’Elysée en 2012, puis Ministre de l’Economie en 2014 et Président de la République en 2017 ?... N'y a-t- il pas là une confusion d'intérêts ?

 En septembre 2017 le président de la République MACRON réédite son opération de 2014 : il s’est activé cette fois pour favoriser  la fusion donc la liquidation des restes d’ALSTOM : Alstom- Transport (30% d’ALSTOM avant la perte de son Pôle Energie) avec le concurrent historique allemand SIEMENS en passant sous son contrôle. Et ce sous couvert du paravent justificatif officiel  d'un « accord » avec la Chancelière MERKEL Laquelle on s’en doute ne demandait pas mieux puisque ette fusion renforce l'industrie allemande et sa position hégémonique au détriment de l'industrie française…dont par la volonté auto- destructrice du nouveau Président et ex- secrétaire général de l'Elysée les fleurons dont tous les Français étaient fiers, disparaissent l'un après l'autre avec leur cortège de licenciements.

Le président MACRON a-t-il coupé le cordon ombilical de ses liens personnels  d’intérêts avec la banque ROTHSCHILD ou les a-t-il maintenus ?... Une absence de réponse peut être interprétée comme un aveu... 

On se souvient que de 2007 à 2012, le président SARKOZY,  resté en même temps associé d’un cabinet d’avocats parisien, ne l’avait pas fait…  Ce laxisme bien français, ouvrant la porte à des conflits d’intérêts illégaux n’ayant apparemment choqué personne puisque nul juge ne s’en émut ni pendant le quinquennat sarkozien ni après..."Selon que vous serez puissant ou misérable..."...rien n'a changé depuis le Roi- Soleil !

 La France aux antipodes des USA pour les conflits d’intérêts

Il est vrai sous ce rapport que ce laxisme répréhensible qui en France mélange intimement politique publique et intérêts privés sans jamais se soucier des scandales qui peuvent en résulter, se situe aux antipodes des moeurs politiques américaines ! 

Aux USA non seulement un futur Président, mais aussi les futurs Ministres et Secrétaires d’Etat de l’Administration gouvernementale (Gouvernement et hauts fonctionnaires) sont astreints à subir préalablement à leur nomination officielle des enquêtes serrées de la Justice afin de vérifier qu’ils se sont bien séparés de leurs intérêts privés. Et ce afin de parer à l’avance à tout risque de conflit d’intérêts entre leur intérêt propre et  celui de l’Etat et/ou du peuple américain… Et gare au politicien US qui tenterait de dissimuler des intérêts privés qu’il voudrait conserver, en mentant à la Justice (procureur) chargée d’enquêter !

 Les ventes et fusion d’ALSTOM avec des groupes  étrangers sous la houlette d’Emmanuel MACRON ont accru le chômage industriel  de masse en France

En favorisant activement la liquidation- bradage de ce qu’il restait d’ALSTOM pour l’abandonner à SIEMENS, le président MACRON s’est décidément fait, en 3 opérations de ce type en 3 ans, le fossoyeur d’un des rares fleurons industriels arborant très haut dans la mondialisation le pavillon tricolore, et dont les Français pouvaient légitimement être fiers !

Prétendant « lutter contre le chômage » selon une antienne entonnée en toute mauvaise foi par  les politiques depuis près de 50 ans avec les brillants résultats que l’on connaît (6,45 millions de chômeurs sur une population de 66 millions, soit l'équivalent des 13 millions de chômeurs américains en 1932...) .  « En même temps »  par de telles actions  à répétition, MACRON accroît directement le chômage de masse , tout en prétendant le combattre !

Ainsi, une clause de la fusion avec SIEMENS prévoit que le groupe allemand "s'engage à ne pas fermer d'usine ALSTOM avant cinq ans" !!!... C'est donc bien la preuve qu'il a l'intention de le faire, comme GE pour l'ex Pôle ENERGIE d'ALSTOM a commencé ce processus de licenciements à Grenoble de ex ALSTOM 2 ans après la cession de 2015... 

Un article du Parisien du 3/10/2017 dont copie est jointe ci- dessous illustre  ce constat : les salariés du site ALSTOM - Energie à Grenoble  sont en octobre 2017 menacés par un plan de licenciement de leur nouvel employeur américain GENERAL ELECTRIC !...comme cela était prévu dès 2014 !!

Emplois GE Alstom menacés

 

 

 Ne serait- il pas opportun qu’une commission d’enquête parlementaire du Sénat se saisisse du dossier des ventes/fusions du groupe ALSTOM afin de clarifier l'existence éventuelle de conflits d'intérêts , les modalités selon lesquelles ces opérations se sont déroulées, notamment  déterminer si des hommes politiques auraient pu ou non percevoir des rétro-commissions et  si oui pour quels montants ?

… du travail en perspective pour le Canard Enchaïné...